Samedi 31 mars - à PUJAUDRAN (32) - salle des fêtes 20 h.45 -
« Y pas seulement à Paris que le crime fleurit, nous au village aussi l'on a de beaux assassinats » chantait Brassens. En Rouergue aussi nous avons nos beaux assassinats. Ce sont des crimes « à l'ancienne » ceux d'une époque où l'on n'avait pas encore de Kalachs, à peine connaissait-on la chevrotine ! L'arme du crime c'était l'outil qu'on avait sous la main … Fualdès assassiné dans un bouge ruthénois reste comme l'affaire criminelle à ce jour irrésolue de l'Aveyron, ce pays où disait-on « on saigne les gens comme des cochons » ! Il y eut le « masque rouge », l'étrangleuse de Bouquiès, les ébouillanteuses de Villefranche-de-Panat, l'égorgé du moulin des Besses … tant d'autres ! Celui qui a retenu l'attention du Théâtre de Pas Res, c'est le « tueur au bigos » qui semait la terreur dans la région d'Espalion. Son arme ? Le redoutable bigos (un instrument à deux dents utilisé par tous les cultivateurs du pays) avec lequel il fit une douzaine de victimes entre 1946 et 1954.
Le Théâtre de Pas Res n'a qu'un goût modéré pour le drame et cette affaire criminelle lui a inspiré une ... comédie. L'histoire prend beaucoup de libertés avec les faits relatés dans les chroniques judiciaires. Les personnages comme l'intrigue sont imaginaires et souvent anachroniques. Le mystérieux « tueur au bigòs » sera-t-il démasqué ? Il faudra toute la perspicacité de la police rurale, le savoir faire d'une servante dévouée à sa maîtresse et aussi un peu de chance pour démasquer le criminel.

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