LA CLINIQUE DU DOCTEUR PIROULET
On y soigne principalement des animaux de compagnie, en particulier des chats. L’ambiance y est bon enfant. Carmen, une accorte assistante catalane, y reçoit la patientèle en gérant au mieux ses affaires propres
Et voici deux dames dont nous subodorons un fond de perversion hystérico-délictuel, inspirées tant du flower-power que de l’esbroufe bourgeoise, se présentent à la clinique pour y évoquer le retour de leurs chats. Des animaux, présentés comme étant de pure race, récemment traités par un vétérinaire sud-suédois et qui doivent être livrés par un transporteur d'animaux domestiques à la clinique du docteur Piroulet.
L’affable vétérinaire, honorablement connu et apprécié dans sa commune, est par ailleurs champion régional de pétanque et ne suit que d’assez loin les traitements médicaux qu’il prescrit pourtant aux animaux qui lui sont confiés.
Un mystérieux « confrère », le doctor Amudsen, se présente à la clinique. Il s’exprime avec aisance dans un dialecte sud-suédois qu’un rouergat de souche parviendrait à entendre sans trop de difficultés.
Alors que dans les steppes glacées de la Suède méridionale aux accents nostalgiques du groupe Abba des romances s’étaient nouées, une bien belle escroquerie se préparait.
L'intrigue devra démêler les embrouilles avec l’aide dans l’ombre d’un mystérieux major Thomson de la Gendarmerie Nationale, un fameux enquêteur.
Fidèle à son histoire le TPR fait dans la comédie grinçante et internationaliste, on y entendra outre le français courant c'est-à-dire le toulousain contemporain, de l’occitan languedocien standard, du suédois méridional, de l'anglais de Cambridge et aussi de l'espagnol de Burgos. Les oreilles les plus attentives y détecteront sans difficulté les différentes nuances de ces dialectes, les invectives et grossièretés familières. Quelques outrances ne surprendront pas un public averti et polyglotte.

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