mercredi 4 novembre 2015

Boudou « l'òme del bigòs » 


C'est l'histoire de ce tueur en série qui inspire la pièce Crimes à l'ancienne.
(extrait de l'hebdo Détective du 2 juillet 1956)

Au cours du procès dans la salle de repos des gardiens, l'inspecteur Bressolles dessine à la craie sur une table le plan des lieux du crime et tente vainement d'arracher quelques mots à Boudou. Il s'éloigne. C'est alors que le fermier se tourne vers le commissaire Bruneton demeuré là en curieux.
Et vous, lui demande-t-il en patois, vous êtes du brave monde, au moins ?
Bien sûr.
Et ce monsieur, il fait partie de la police ? interroge-t-il en désignant M. Averty, inspecteur des Renseignements généraux, demeuré près de son commissaire.
Non, je crois que c'est un greffier.

Alors Boudou, mis en confiance par cet homme qui parle son patois, s'approche de ce « greffier » qui n'est pas de la police et qui, lui aussi, parle sa langue de paysan. Il lui raconte tout. Ses soucis d'argent, sa décision d'en trouver coûte que coûte pour rembourser sa dette, son sinistre projet.
Je savais que les Maurels étaient des gens avares et qu'ils ne me prêteraient pas les 30.000 francs, j'ai décidé de les tuer pour les voler. Toute la nuit, j'ai tourné cette idée dans ma tête. Et puis le matin … Le matin, à 6 heures, il prend son bigos et se dirige vers La Bessette où la cuisine vient de s'éclairer. Il pousse la porte de l'étable, se cache derrière. Des pas ! C'est Jean Maurel qui vient soigner ses bêtes. A peine est-il entré dans l'étable qu'il s'écroule le crâne réduit en bouillie par les terribles crocs. …. (à suivre).

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fond de scène - ça prend tournure