Les temps ont changé mais l'ombre de Robin Cook flotte toujours à Millau. Yvon Boissonnade, cheminot et ami de Robin Cook depuis la première heure, se remémore les étapes d'une vie qu'il qualifie de dissolue.
Une pièce de-musée ?
Il est vrai que chez Robin Cook, il était difficile de passer à côté de l'événement. Yvon, qui garde dans ses poches les clés de la dernière voiture de Robin qu'il se plaisait à garer sur le plateau de la gare. Yvon, avec les clés de la dernière 205 noire du maître du polar, possède sans nul doute une pièce de musée. Il avait, en effet, la lourde charge de déplacer la voiture en cas d'absence du propriétaire... Les clés sont restées pendues en 1992 et n'ont jamais plus resservi avant le 1er-août 1994, date à laquelle a été révélée la date des funérailles de Robin Cook. Le sud Aveyron est resté comme frappé de stupeur.
Restent les-souvenirs, ceux évoqués par Yvon lorsqu'ils sont allés chercher du bois de chauffage sur les hauteurs de Sévérac. Yvon, l'ami de toujours que Robin n'a jamais manqué de saluer au départ ou à l'arrivée de ses périples ferroviaires vers Paris. Yvon, le titulaire du poste d'aiguillage numéro un de la gare de Millau côté Méditerranée. Yvon, devenu le confident au fil de tant d'années de complicité. Les anecdotes fusent dans la bouche du cheminot, gardien des clés du paradis. Histoire de se rappeler un voyage vers la capitale, terminé dans les locaux de l'hôtel de police, île de la Cité, pour avoir débarqué gare de Lyon en tenue de vendangeur aveyronnais. Il a fallu que l'éditeur Gallimard arrange les choses. Yvon se souvient aussi du coup de fil reçu lorsque Robin, au volant de sa BMW, avait sauté en plein milieu du cimetière du bourg. «Je n'ai jamais été aussi près de la tombe», a expliqué sur le ton humour anglais Robin Cook.
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